L’essentiel en 30 secondes
En France comme en Suisse, l’eau du robinet est l’un des aliments les plus contrôlés. En 2022, 98,2 % des Français ont reçu une eau conforme en permanence aux limites microbiologiques1. En Suisse, les maladies liées à l’eau potable sont jugées « extrêmement rares »2.
Mais « conforme » ne veut pas dire « sans rien ». En 2024, seuls 71,5 % des Français ont reçu en permanence une eau conforme pour les pesticides et leurs métabolites3. Le TFA, un PFAS à chaîne ultra-courte, est présent dans 92 % des échantillons en France4 et dans 99 % en Suisse5. Et les normes évoluent vite.
Voici, pour chacun des 8 polluants, ce que disent vraiment les autorités sanitaires : sans alarmisme, et sources à l’appui.
PFAS : les « polluants éternels »
Composés chimiques fluorés de synthèse, presque indestructibles.
Industrie, mousses anti-incendie, produits du quotidien ; pesticides et gaz réfrigérants pour le TFA.
PFOA cancérogène (CIRC) ; baisse de la réponse aux vaccins (EFSA).
Osmose inverse (plus de 90 % selon l’US EPA). L’ébullition ne sert à rien.
Qu’est-ce que c’est ?
Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont des molécules de synthèse qui repoussent l’eau et les graisses. Leur liaison carbone-fluor, l’une des plus solides de la chimie, les rend quasi indestructibles, d’où leur surnom de « polluants éternels »6. La famille compte plus de 4 000 composés6 ; la proposition de restriction européenne en vise environ 10 0007.
Les plus étudiés sont le PFOA et le PFOS. Le plus répandu est le TFA (acide trifluoroacétique), un PFAS à chaîne ultra-courte qui ne figure pas dans la liste réglementaire des 20 PFAS8.
D’où viennent-ils ?
- Produits du quotidien : emballages alimentaires, ustensiles antiadhésifs, textiles imperméables, farts de ski, mousses anti-incendie6.
- Rejets : sites industriels, eaux usées domestiques, aéroports et terrains d’entraînement des pompiers9.
- Pour le TFA : en Suisse, 26 substances actives de produits phytosanitaires en sont des précurseurs (plus de 30 tonnes utilisées en 2023). Des gaz réfrigérants retombent aussi avec la pluie10.
Les stations d’épuration ne retiennent pas les PFAS : ils passent dans les rivières puis s’infiltrent vers les nappes11. En Suisse, des mousses anti-incendie ont été utilisées dans presque tous les bassins où la somme des PFAS dépasse 0,1 µg/L11.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
- France : la campagne nationale de l’ANSES (publiée en décembre 2025) a analysé plus de 600 échantillons d’eau distribuée. Le TFA est présent dans 92 % d’entre eux, avec une médiane de 0,78 µg/L. Seule une faible proportion dépasse 0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS réglementés4.
- Suisse : sur 564 échantillons d’eau potable analysés en 2023 par les chimistes cantonaux, 54 % ne contenaient aucun des 20 PFAS recherchés. 0,9 % dépassaient la valeur européenne de 0,1 µg/L, tout en restant conformes au droit suisse. Le TFA était présent dans 99 % des échantillons (0,77 µg/L en moyenne)5.
Que dit la réglementation ?
| Paramètre | UE et France | Suisse |
|---|---|---|
| Somme de 20 PFAS | 0,1 µg/L (obligatoire depuis janvier 2026) | En consultation (alignement sur l’UE) |
| PFOS / PFHxS / PFOA | Inclus dans la somme | 0,3 / 0,3 / 0,5 µg/L |
| TFA | Pas de limite ; France : valeur indicative provisoire de 60 µg/L, objectif sous 10 µg/L | Pas de limite |
Sources : directive (UE) 2020/2184 et lignes directrices de la Commission12, ARS13, instruction DGS 20258, OSAV14, consultation fédérale du 27 mai au 18 septembre 202615.
Quels risques pour la santé ?
- Établi : en 2023, le CIRC a classé le PFOA « cancérogène pour l’homme » (groupe 1) et le PFOS « peut-être cancérogène » (groupe 2B)16.
- Établi : l’EFSA a fixé une dose hebdomadaire tolérable de 4,4 ng/kg de poids corporel pour quatre PFAS, sur la base d’une baisse de la réponse immunitaire aux vaccins. Une partie de la population européenne la dépasse17.
- Effets jugés suffisamment démontrés : baisse de la réponse vaccinale, perturbation du cholestérol, baisse du poids de naissance, risque accru de cancer du rein6.
- En cours d’évaluation : en juillet 2026, l’EFSA a abaissé la dose journalière admissible du TFA à 0,014 mg/kg de poids corporel, en raison d’effets sur la thyroïde observés chez l’animal18.
À savoir : l’alimentation reste une voie d’exposition majeure ; l’eau n’en est qu’une parmi d’autres6.
Comment s’en protéger ?
- Osmose inverse : selon l’US EPA, elle est « généralement efficace à plus de 90 % » sur un large éventail de PFAS, y compris à chaîne courte19. Elle retient aussi le TFA, contrairement au charbon actif20.
- Charbon actif : efficace un temps, puis il se sature : les filtres doivent être changés selon le calendrier du fabricant1921.
- Ébullition : inutile. « Il n’est pas possible d’enlever les PFAS de l’eau potable en la faisant bouillir »22.
Métaux lourds : plomb, arsenic, cadmium, uranium…
Métaux et métalloïdes toxiques à l’état de traces (µg/L).
Vieilles canalisations et robinetterie (plomb) ; roches naturelles (arsenic, uranium).
Plomb : aucun seuil sûr (OMS). Arsenic : cancérogène avéré (CIRC).
Osmose inverse (souvent plus de 99 % dans une étude de l’US EPA) ; laisser couler l’eau et boire froid.
Qu’est-ce que c’est ?
« Métaux lourds » est un terme d’usage, pas une catégorie réglementaire. On y range le plomb, le cadmium, le mercure, le nickel, le chrome, l’uranium et un métalloïde, l’arsenic. Tous sont toxiques même à très faible dose. Ils se mesurent en microgrammes par litre (µg/L), c’est-à-dire en millionièmes de gramme par litre.
D’où viennent-ils ?
- Plomb : canalisations, soudures et raccords anciens23. En France, les canalisations en plomb n’ont été interdites qu’en 1995 ; les bâtiments d’avant 1949 sont les plus exposés24. En Suisse, le plomb est interdit dans les conduites depuis 1904, mais la robinetterie en laiton peut en contenir d’infimes quantités25.
- Arsenic : surtout d’origine géologique. En France, il vient des roches de socle et volcaniques du Massif central et des Vosges26. En Suisse, il vient des roches cristallines des Alpes ; les Grisons, le Tessin et le Valais sont les plus concernés2725.
- Uranium : naturel, dans les roches des Alpes et de la haute vallée du Rhône27.
Le relargage de métaux par la plomberie augmente quand l’eau stagne, quand elle est chaude28 ou quand elle est très douce et non stabilisée, donc corrosive29. En camping-car, cela concerne la cuve, le circuit et la robinetterie.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
- France : en 2012, environ 7,5 millions de logements avaient encore des canalisations en plomb24. Il n’existe pas de décompte national officiel plus récent. Pour l’arsenic, 0,96 % de la population recevait une eau à plus de 10 µg/L (données 2005)30.
- Suisse : la valeur maximale pour l’arsenic est passée de 50 à 10 µg/L en 201425. En Valais, en 2019, une vingtaine des quelque 1 000 réseaux la dépassaient encore31. Dans les nappes phréatiques (mesures 2018), aucune station ne dépassait 10 µg/L de plomb ni 30 µg/L d’uranium27.
Que dit la réglementation ?
| Métal | UE et France | Suisse (OPBD 2026) |
|---|---|---|
| Plomb | 10 µg/L, abaissée à 5 µg/L d’ici 2036 | 5 µg/L (5 à 10 µg/L tolérés jusqu’en 2036) |
| Arsenic | 10 µg/L | 10 µg/L |
| Cadmium | 5 µg/L | 3 µg/L |
| Nickel | 20 µg/L | 20 µg/L |
| Mercure | 1 µg/L | 1 µg/L |
| Uranium | 30 µg/L | 30 µg/L |
Sources : directive (UE) 2020/218432, arrêté du 11 janvier 2007 modifié33, OPBD34.
Quels risques pour la santé ?
- Plomb : pour l’OMS, aucune concentration de plomb dans le sang n’est connue comme sans danger. Une plombémie de 3,5 µg/dL peut déjà être associée à une baisse de l’intelligence chez l’enfant23.
- Arsenic : cancérogène avéré (CIRC, groupe 1), y compris dans l’eau de boisson35. Une exposition prolongée provoque aussi des lésions de la peau et est associée aux maladies cardiovasculaires et au diabète36.
- Cadmium, chrome VI et composés du nickel : également classés cancérogènes (groupe 1)35.
- Uranium : aux concentrations naturelles, c’est sa toxicité chimique pour les reins qui compte, pas sa radioactivité37.
Comment s’en protéger ?
- Osmose inverse : elle élimine le plomb, le cuivre et le chrome, et réduit l’arsenic (CDC)38. Dans une étude de chercheurs de l’US EPA sur 9 osmoseurs domestiques, l’arsenic, l’uranium et l’antimoine étaient retenus le plus souvent à plus de 99 %39.
- Laisser couler l’eau une à deux minutes après une stagnation, et utiliser uniquement l’eau froide pour boire et cuisiner4028.
- Ébullition : inutile, voire contre-productive. Faire bouillir l’eau n’élimine pas le plomb41 et peut même en augmenter la concentration42.
- Pour comparer les appareils, vérifiez la certification NSF/ANSI 58 contaminant par contaminant : la réduction des métaux y est une allégation optionnelle43.
Calcaire : gênant, mais pas dangereux
Calcium et magnésium dissous : c’est la « dureté » de l’eau.
Roches calcaires et craie traversées par l’eau.
Aucun risque sanitaire démontré ; tartre dans les appareils.
Osmose inverse ou adoucisseur, pour le confort, pas pour la santé.
Le calcaire n’est pas un polluant au sens sanitaire
L’OMS ne fixe aucune valeur guide pour la dureté29. La SSIGE va plus loin : la dureté « ne nuit pas à la qualité de l’eau, bien au contraire : elle en améliore même le goût »44. S’il figure dans cette liste, c’est pour ses effets pratiques : tartre, goût, appareils.
Qu’est-ce que c’est ?
La dureté mesure la quantité de calcium et de magnésium dissous dans l’eau25. En France et en Suisse, on l’exprime en degrés français (°f). La SSIGE classe les eaux ainsi44 :
| Dureté (°f) | Classe |
|---|---|
| 0 à 7 | très douce |
| 7 à 15 | douce |
| 15 à 25 | moyennement dure |
| 25 à 32 | assez dure |
| 32 à 42 | dure |
| plus de 42 | très dure |
D’où vient-il ?
L’eau se charge en calcium et en magnésium en traversant les roches sédimentaires, surtout le calcaire et la craie29. À l’inverse, sur les sols granitiques comme en Bretagne, les eaux sont douces45. Le calcaire se dépose quand l’eau est chauffée ou s’évapore44.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
- France : en 2013, 23 % de la population française recevait une eau à plus de 30 °f45. Dans le nord-ouest de Paris, l’eau affiche environ 29 °f en moyenne (2021)46.
- Suisse : l’échelle va de 0 à environ 50 °f25. À Genève, l’eau du lac titre de 12,8 à 13,9 °f, l’eau de nappe de 19,3 à 21,2 °f (2025)47.
En camping-car, la dureté change donc d’un plein à l’autre, et le tartre s’accumule surtout dans le chauffe-eau.
Que dit la réglementation ?
Aucune limite de dureté, ni dans l’UE, ni en France, ni en Suisse. La France demande seulement que l’eau soit « à l’équilibre calcocarbonique ou légèrement incrustante », c’est-à-dire ni agressive pour les canalisations, ni trop entartrante33. L’OPBD suisse ne fixe aucune valeur34. La directive européenne rappelle en revanche qu’une eau trop déminéralisée, consommée durablement, peut nuire à la santé32.
Quels risques pour la santé ?
Aucun risque démontré. L’eau n’apporte d’ailleurs que 5 à 20 % du calcium et du magnésium que nous consommons ; l’essentiel vient de l’alimentation29. Les inconvénients sont pratiques : davantage de savon, dépôts dans les appareils qui chauffent l’eau29.
Comment le réduire ?
- Adoucisseur : il remplace le calcium et le magnésium par du sodium. La SSIGE recommande de ne pas adoucir une eau de moins de 30 °f et de garder au moins 12 à 15 °f44.
- Osmose inverse : elle réduit le calcium et le magnésium38. Selon l’OMS, elle retire « pratiquement tous les minéraux » ; il faut donc envisager une reminéralisation29. C’est le rôle du 4e étage de filtration d’EASY 1, qui reminéralise légèrement l’eau.
Bactéries : E. coli, entérocoques, légionelles…
Organismes microscopiques d’environ 1 µm, capables de se multiplier dans l’eau.
Contamination fécale, eaux usées, fortes pluies, eau qui stagne.
Gastro-entérites ; légionellose, mais par inhalation, pas en buvant.
Ébullition, désinfection. L’osmose inverse est une barrière physique, sur une eau déjà potable.
Qu’est-ce que c’est ?
Les bactéries sont des organismes unicellulaires. Contrairement aux virus, elles peuvent se multiplier dans l’eau tiède ou stagnante et dans le biofilm qui tapisse les tuyaux48. Une bactérie intestinale comme E. coli mesure environ 0,5 × 2 à 8 µm49. On distingue50 :
- les indicateurs, E. coli et entérocoques : leur présence signale une contamination fécale, donc la présence possible de germes pathogènes ;
- les pathogènes : E. coli entérohémorragiques, Campylobacter, et des bactéries qui prolifèrent dans les installations, comme Legionella48.
D’où viennent-elles ?
En Suisse, la contamination fécale (eaux usées, lisier) est la cause de problème de qualité la plus fréquente25. En France, sur 145 épidémies d’origine hydrique recensées entre 2010 et 2022, 15 % ont suivi de fortes pluies. Les défaillances en cause concernaient la protection de la ressource (31 %), le traitement (20 %) et la distribution (35 %)51. Deux exemples :
- à Rousset (Bouches-du-Rhône), en avril 2026, une panne de chloration a provoqué une épidémie de gastro-entérites (895 malades)52 ;
- au Locle (Neuchâtel), en juillet 2015, un orage a fait entrer des eaux usées dans un réservoir d’eau traitée53.
Legionella se multiplie entre 25 et 50 °C48 : chauffe-eau, douches, eau qui stagne au soleil dans une cuve.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
- France : en 2022, 98,2 % de la population a reçu une eau conforme en permanence aux limites microbiologiques1.
- Suisse : environ 80 % de l’eau vient des nappes souterraines, et 40 % de l’eau de source ou souterraine est distribuée sans traitement25. Les maladies liées à l’eau potable y sont « extrêmement rares »2.
Que dit la réglementation ?
| Paramètre | UE et France | Suisse |
|---|---|---|
| E. coli | 0 dans 100 mL | non décelable dans 100 mL |
| Entérocoques | 0 dans 100 mL | non décelable dans 100 mL |
| Legionella | moins de 1 000 UFC/L (installations intérieures) | 1 000/L au maximum (douches accessibles au public) |
Sources : directive (UE) 2020/2184, annexe I54, arrêté français modifié55, OPBD34.
Quels risques pour la santé ?
- Gastro-entérites : une centaine de bactéries E. coli entérohémorragiques suffisent à rendre malade ; 2 à 7 % des cas évoluent vers une atteinte rénale grave, surtout chez les moins de 5 ans48.
- Légionellose : elle s’attrape en respirant des gouttelettes d’eau contaminée (douche), pas en la buvant56. En 2024, la France a recensé 1 939 cas, avec 9 % de décès57 ; la Suisse en a compté 529 en 202558.
Comment s’en protéger ?
- Ébullition : porter l’eau à gros bouillons suffit (OMS)59, au moins une minute selon le CDC49.
- Osmose inverse : la membrane est une barrière physique très efficace, de 99,9 % à 99,9999 % selon l’OMS, à condition que la membrane et les joints soient intacts60. Mais un osmoseur n’est pas un appareil de désinfection homologué : la norme NSF/ANSI 58 ne couvre pas les microbes61, et les fabricants déconseillent de l’utiliser sur une eau microbiologiquement douteuse sans désinfection préalable62. Il s’utilise donc sur l’eau du réseau ou d’une borne d’eau potable.
- En camping-car : renouveler l’eau de la cuve au moins tous les 3 jours63 ; contre les légionelles, eau chaude à 60 °C en sortie de chauffe-eau et eau froide sous 25 °C56. Tous les bons gestes sont détaillés dans notre article sur l’eau du réservoir.
Perturbateurs endocriniens : bisphénol A, nonylphénol, hormones
Substances qui dérèglent le système hormonal.
Plastiques, résines, détergents, cosmétiques, hormones excrétées.
BPA toxique pour la reproduction ; effets suspectés sur la fertilité et le métabolisme.
Osmose inverse et charbon actif. L’ébullition est inefficace.
Qu’est-ce que c’est ?
Selon l’OMS, un perturbateur endocrinien est « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant de ce fait des effets nocifs sur la santé »6465. Exemples : le bisphénol A (BPA), le nonylphénol, certains phtalates, les hormones naturelles ou de synthèse (celle de la pilule contraceptive), certains pesticides66.
D’où viennent-ils ?
- Produits du quotidien : plastiques, détergents, cosmétiques, aliments transformés65.
- BPA : résines époxy qui revêtent l’intérieur de contenants métalliques et servent à réhabiliter les canalisations d’eau ; sa migration augmente avec la chaleur67.
- Hormones : excrétion humaine et effluents d’élevage66.
Les stations d’épuration classiques sont « largement impuissantes face aux micropolluants organiques tels que les hormones, les médicaments ou les biocides » (Eawag)68. Ces substances rejoignent les rivières, puis les nappes. En Suisse, un tiers des eaux souterraines est alimenté par l’infiltration d’eau de rivière69.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
En France, la campagne nationale de l’ANSES (prélèvements de 2011-2012) a trouvé des alkylphénols ou des bisphénols quantifiables dans 3 % des eaux traitées, contre 18 % des eaux brutes. Le maximum mesuré était de 505 ng/L de 4-nonylphénol67. En Suisse, aucune campagne nationale n’a été publiée sur l’eau du robinet.
Que dit la réglementation ?
- BPA : 2,5 µg/L, dans l’UE et en France depuis le 12 janvier 202670, en Suisse depuis le 1er février 202471.
- Liste de vigilance européenne : 17-bêta-œstradiol (1 ng/L) et nonylphénol (300 ng/L)72, reprise en France sous forme de valeurs de vigilance55.
Quels risques pour la santé ?
- Établi : le BPA est classé toxique pour la reproduction dans l’UE, et reconnu perturbateur endocrinien par l’ECHA depuis 201773. En 2023, l’EFSA a abaissé sa dose journalière tolérable d’environ 20 000 fois (0,2 ng/kg de poids corporel par jour), et conclu qu’une grande partie des consommateurs la dépasse par leur alimentation74.
- Suspecté : de nombreuses études décrivent des troubles de la fertilité et des cancers hormono-dépendants ; des effets neurologiques, métaboliques et immunitaires « peuvent être associés »65. Le lien de causalité reste difficile à établir64.
- Environnement : l’hormone de la pilule agit sur les poissons dès moins de 1 ng/L66 ; dans un lac expérimental, une population entière s’est presque éteinte75.
Comment s’en protéger ?
Pesticides et leurs métabolites
Herbicides, fongicides, insecticides et leurs produits de dégradation.
Agriculture intensive (pollution diffuse des sols et des nappes).
Surtout documenté pour les expositions professionnelles ; la limite de 0,1 µg/L n’est pas un seuil sanitaire.
Osmose inverse (80 à 100 % selon les familles, US EPA) et charbon actif.
Qu’est-ce que c’est ?
Les pesticides sont des substances destinées à éliminer des organismes indésirables : herbicides, fongicides, insecticides79. En se dégradant, ils forment des métabolites. Ceux-ci sont dits « pertinents » s’ils gardent des propriétés comparables à la molécule d’origine, « non pertinents » sinon80.
Exemples : le glyphosate, l’atrazine (interdite dans l’UE depuis 2004) et le chlorothalonil, un fongicide retiré du marché dans l’UE81 et en Suisse82 fin 2019. Ses métabolites, comme le R471811, persisteront dans les nappes « pendant des années encore »83.
D’où viennent-ils ?
Essentiellement de l’agriculture, surtout des grandes cultures : ils ruissellent vers les rivières et s’infiltrent vers les nappes, où les métabolites peuvent persister longtemps79. En Suisse, les régions du Plateau vouées à l’agriculture intensive sont les plus touchées83.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
- France : la part de la population alimentée en permanence par une eau conforme pour les pesticides est passée de 91,9 % en 2019 à 74,7 % en 202384, puis 71,5 % en 20243. Cette baisse s’explique en partie par la recherche de nouvelles molécules, dont le R47181184.
- Suisse : dans les eaux souterraines (2024), des métabolites dépassent 0,1 µg/L à environ 60 % des stations du Plateau et à un tiers des stations du pays85. Au printemps 2020, environ un million de consommateurs étaient touchés par des dépassements86.
Que dit la réglementation ?
- 0,1 µg/L par substance ou métabolite pertinent, 0,5 µg/L au total, dans l’UE, en France et en Suisse7987.
- Ce seuil n’est pas sanitaire : il vise à protéger la ressource en eau80. La France applique une valeur indicative de 0,9 µg/L aux métabolites non pertinents88.
- Un même métabolite, deux règles : le R471811 est jugé « non pertinent » en France depuis 2024 (0,9 µg/L)89 ; en Suisse, tous les métabolites du chlorothalonil sont « pertinents » (0,1 µg/L)90.
Quels risques pour la santé ?
- Glyphosate : classé « probablement cancérogène » par le CIRC en 201591, alors que l’EFSA n’a relevé aucun « domaine critique de préoccupation » en 202392.
- Expositions professionnelles : l’Inserm retient une présomption forte de lien avec certains lymphomes, la maladie de Parkinson ou le cancer de la prostate. Ces conclusions portent sur les agriculteurs et les riverains, pas sur les traces dans l’eau de boisson93.
- En cas de dépassement, les autorités suisses jugent que l’eau peut continuer à être bue à court terme90.
Comment s’en protéger ?
- Osmose inverse : selon l’US EPA, les membranes composites retiennent 80 à 100 % des triazines et 98,5 à 100 % des acétanilides et organophosphorés94. En usine, les membranes retiennent 90 à 95 % du R47181195.
- Charbon actif en grains : de 47 à 98 % selon les familles de pesticides94.
- Ébullition : inefficace contre les produits chimiques96.
Virus : norovirus, rotavirus, hépatite A
Agents infectieux de 20 à 100 nanomètres, qui ne se multiplient pas dans l’eau mais y survivent.
Matières fécales humaines, eaux usées, fosses septiques.
Gastro-entérites, hépatite A.
Ébullition, UV, chlore. L’osmose inverse est une barrière physique, sur une eau déjà potable.
Qu’est-ce que c’est ?
Les virus ne se répliquent que dans une cellule hôte : ils ne se multiplient pas dans l’eau, mais ils y persistent97. Ils sont 10 à 50 fois plus petits que les bactéries97 :
| Virus | Taille |
|---|---|
| Norovirus | 35 à 40 nm |
| Hépatite A | 27 à 32 nm |
| Rotavirus | environ 70 nm |
| Adénovirus | 70 à 100 nm |
| Entérovirus | 20 à 30 nm |
D’où viennent-ils ?
Des matières fécales humaines : effluents de stations d’épuration, fuites d’égouts, fosses septiques. Dans une nappe, un virus peut survivre un à deux ans, et la pluie peut le remettre en mouvement97. L’épidémie de Rousset en 2026 était due au norovirus et au rotavirus52. En France, le norovirus, le rotavirus et le virus de l’hépatite E figurent parmi les agents des épidémies hydriques de 2010 à 202251.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
On ne le sait pas en routine : les virus ne sont pas recherchés lors des contrôles. La surveillance repose sur les indicateurs bactériens (E. coli, entérocoques), avec une limite reconnue : leur absence ne garantit pas l’absence de virus5097.
Que dit la réglementation ?
Il n’existe aucune valeur limite pour les virus, ni dans l’UE, ni en France, ni en Suisse. L’Union européenne mise sur l’évaluation des risques : zones de captage au plus tard le 12 juillet 2027, réseaux et installations intérieures au plus tard le 12 janvier 202998.
Quels risques pour la santé ?
- Gastro-entérites : on estime à plus de 21 millions par an les épisodes de gastro-entérite virale en France, toutes voies de contamination confondues (aliments, contacts, eau)99. Selon une estimation, une vingtaine de particules de norovirus suffisent à infecter97.
- Hépatite A : en Suisse, jusqu’à 100 cas par an, surtout contractés en voyage ; un vaccin existe100.
- Hépatite E : en Europe, elle se transmet surtout par la viande de porc ou de gibier mal cuite, plus rarement par l’eau101.
Comment s’en protéger ?
- Ébullition : porter l’eau à gros bouillons suffit (OMS)59. Le chlore et les UV sont également efficaces4961.
- Osmose inverse : l’OMS lui attribue une réduction de 99,9 % à 99,9999 % des virus pour les technologies domestiques60. Mais, faute de test capable de détecter une fuite de la taille d’un virus, certaines autorités n’accordent aucun crédit de désinfection aux membranes102. Conclusion : une excellente barrière supplémentaire, sur une eau déjà potable.
- En camping-car : les virus ne se multiplient pas dans la cuve ; le risque vient de l’eau de remplissage. Remplissez aux points d’eau potable et renouvelez l’eau régulièrement63.
Résidus médicamenteux : des traces, mais partout
Traces de médicaments et de leurs métabolites, en nanogrammes par litre.
Excrétion humaine et animale, médicaments jetés, stations d’épuration.
Pour la santé : jugé très improbable (OMS) ; effets « cocktail » mal connus.
Osmose inverse (plus de 85 % pour la plupart des molécules), charbon actif ; rapporter ses médicaments en pharmacie.
Qu’est-ce que c’est ?
Ce sont des principes actifs de médicaments et leurs produits de dégradation, présents à l’état de traces. Les plus fréquents dans l’eau sont des antiépileptiques (carbamazépine), des anxiolytiques (oxazépam), des anti-inflammatoires (ibuprofène, diclofénac), des antibiotiques et des produits de contraste iodés103104.
D’où viennent-ils ?
Surtout de l’excrétion humaine, mais aussi des médicaments jetés dans les toilettes et du ruissellement des fumiers d’élevage105. Les stations d’épuration classiques les éliminent mal68. Les zones les plus touchées sont les nappes alimentées par des rivières chargées en eaux usées104.
Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?
- France : lors de la campagne nationale de l’ANSES (2009-2010), 75 % des eaux traitées ne contenaient aucune molécule quantifiable. Plus de 90 % présentaient une concentration cumulée inférieure à 25 ng/L, et le maximum atteignait 131 ng/L103.
- Suisse : des médicaments sont détectés dans environ 15 % des stations de mesure des eaux souterraines, le plus souvent sous 0,1 µg/L104.
- Selon l’OMS, l’eau traitée en contient généralement moins de 50 ng/L105.
Que dit la réglementation ?
Il n’existe aucune valeur limite propre aux médicaments dans l’eau potable. L’UE les surveille par une liste de vigilance des « composés émergents »32. L’effort porte sur les eaux usées :
- Suisse : près de 140 stations d’épuration doivent être équipées d’un traitement supplémentaire d’ici 2040106, avec un objectif d’élimination de 80 % des substances indicatrices107.
- Union européenne : la directive 2024/3019 impose un traitement « quaternaire » aux grandes stations d’ici 2045, financé à 80 % par les fabricants de médicaments et de cosmétiques108.
Quels risques pour la santé ?
- Santé humaine : pour l’OMS, un risque appréciable est « très improbable ». Les concentrations mesurées sont typiquement plus de 1 000 fois inférieures à la plus petite dose thérapeutique105. L’ANSES juge le risque négligeable pour la carbamazépine, l’ibuprofène et le kétoprofène, tout en signalant des inconnues sur les mélanges à faibles doses109110.
- Environnement : toxicité avérée pour certains organismes aquatiques111. Les stations d’épuration éliminent plus de 95 % des bactéries fécales mais seulement environ 70 % des gènes de résistance aux antibiotiques112.
Comment s’en protéger ?
- Osmose inverse : elle élimine plus de 99 % des grosses molécules pharmaceutiques (OMS)105. Dans une usine étudiée, nanofiltration et osmose inverse retenaient plus de 85 % de presque toutes les molécules. Quelques petites molécules passent davantage, comme le paracétamol (45 à 73 %)113.
- Charbon actif : efficace ; la norme NSF/ANSI 401 couvre notamment la carbamazépine et l’ibuprofène77.
- Ébullition : inefficace78.
- Geste citoyen : ne jetez jamais vos médicaments dans les toilettes. En France, rapportez-les en pharmacie114. En Suisse, selon les cantons, en pharmacie ou dans un point de collecte des déchets spéciaux115.
Récapitulatif : limites légales et solutions
| Polluant | Limite UE et France | Limite Suisse | Faire bouillir | Osmose inverse |
|---|---|---|---|---|
| PFAS | 0,1 µg/L (20 PFAS) | Par substance ; alignement UE en cours | Inefficace | Plus de 90 % |
| Métaux lourds | Plomb 10 → 5 µg/L, arsenic 10 µg/L | Plomb 5 µg/L, arsenic 10 µg/L | Inefficace, concentre | Souvent plus de 99 % (arsenic, uranium) |
| Calcaire | Aucune limite | Aucune limite | Dépose du tartre | Réduit, puis reminéraliser |
| Bactéries | 0 dans 100 mL | Non décelable dans 100 mL | Efficace | Barrière physique, sur eau potable |
| Perturbateurs endocriniens | BPA 2,5 µg/L | BPA 2,5 µg/L | Inefficace | Efficace |
| Pesticides | 0,1 µg/L par substance | 0,1 µg/L par substance | Inefficace | 80 à 100 % |
| Virus | Pas de valeur (indicateurs) | Pas de valeur (indicateurs) | Efficace | Barrière physique, sur eau potable |
| Résidus médicamenteux | Pas de valeur | Pas de valeur | Inefficace | Plus de 85 % pour la plupart |
Pourcentages : réductions documentées pour la technologie par l’US EPA, l’OMS ou des études publiées (voir chaque fiche), pas pour un appareil précis.
Et EASY 1, dans tout ça ?
EASY 1 réunit deux des technologies citées tout au long de cet article : un pré-filtre au charbon actif de noix de coco et une membrane d’osmose inverse d’une porosité de 0,0001 µm, suivis d’un média qui reminéralise légèrement l’eau.
- Sans réservoir : l’eau est purifiée au moment où vous la tirez ; elle ne stagne jamais après filtration.
- Pour une eau déjà potable (réseau, bornes d’eau potable) : c’est une barrière supplémentaire, pas un appareil de désinfection.
- Afficheur TDS : il indique en temps réel le taux de solides dissous. Il ne mesure ni les bactéries ni les PFAS.
- Filtres à changer à temps (pré-filtre tous les 8 à 12 mois, membrane tous les 12 à 24 mois) : c’est la condition de leur efficacité.
Les pourcentages de cet article décrivent les technologies (osmose inverse, charbon actif) telles que mesurées par les autorités et les chercheurs cités. Ce ne sont pas des résultats d’essai propres à un appareil.
Questions fréquentes
L’eau du robinet est-elle potable en France et en Suisse ?
Oui, dans l’immense majorité des cas : c’est l’un des aliments les plus contrôlés. En 2022, 98,2 % des Français ont reçu une eau conforme en permanence aux limites microbiologiques1, et les maladies liées à l’eau sont jugées extrêmement rares en Suisse2. Les dépassements concernent surtout des métabolites de pesticides3 et, localement, des PFAS ou de l’arsenic.
Faire bouillir l’eau suffit-il ?
Contre les bactéries et les virus, oui59. Contre les polluants chimiques (PFAS, plomb, pesticides, médicaments), non : l’ébullition ne les élimine pas2241 et peut même concentrer les métaux42.
Comment connaître la qualité de l’eau de ma commune ?
En France, les résultats du contrôle sanitaire de chaque commune sont publics : l’ARS les publie, et une synthèse annuelle est jointe à la facture d’eau. En Suisse, le distributeur d’eau doit informer ses clients sur la qualité de l’eau au moins une fois par an34.
Une eau osmosée est-elle trop pauvre en minéraux ?
L’osmose inverse retire presque tous les minéraux, et l’OMS recommande d’envisager une reminéralisation29. Cela dit, l’eau n’apporte que 5 à 20 % du calcium et du magnésium que nous consommons29. EASY 1 reminéralise légèrement l’eau à son 4e étage de filtration.
Qu’est-ce que le TFA dont on parle tant ?
L’acide trifluoroacétique est un PFAS à chaîne ultra-courte, issu notamment de la dégradation de pesticides et de gaz réfrigérants10. Il est présent dans plus de 9 échantillons d’eau potable sur 10 en France et en Suisse45. Il n’a pas encore de limite réglementaire ; le charbon actif ne le retient pas, l’osmose inverse oui20.
Un osmoseur suffit-il pour boire l’eau d’une source ou d’une rivière ?
Non. Un osmoseur domestique n’est pas un appareil de désinfection homologué, et les fabricants déconseillent de l’utiliser sur une eau microbiologiquement douteuse sans désinfection préalable62. Pour une eau d’origine inconnue, faites-la bouillir59. EASY 1 est conçu pour l’eau du réseau et des bornes d’eau potable.
Sources
Toutes les sources ont été consultées le 27 septembre 2026.
- France Assos Santé, « Quelle eau buvons-nous ? » (bilan 2022, septembre 2024)
- OSAV, Mise en œuvre du Protocole Eau et Santé en Suisse 2016-2018
- Assemblée nationale, rapport n° 2427 (4 février 2026)
- ANSES, PFAS : résultats de la campagne nationale de mesure dans l'eau (décembre 2025)
- Association des chimistes cantonaux de Suisse, campagne PFAS dans l'eau potable (octobre 2023)
- ARS Auvergne-Rhône-Alpes, « PFAS, ce qu'il faut savoir » (mise à jour avril 2026)
- ECHA, proposition de restriction universelle des PFAS (2023)
- Instruction DGS/EA4/2025/22 du 19 février 2025 relative aux PFAS et au TFA (copie ANSES)
- Ministère de la Transition écologique, PFAS : surveillance de l'état des eaux
- OFEV, Le TFA dans les eaux souterraines
- OFEV, PFAS dans les eaux souterraines
- Commission européenne, communication C/2024/4910 : lignes directrices techniques sur les PFAS (2024)
- ARS Auvergne-Rhône-Alpes, PFAS : surveillance dans l'eau de consommation
- OSAV, Substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS)
- Confédération, ouverture de la consultation du DFI sur les PFAS (27 mai 2026)
- CIRC, évaluation de la cancérogénicité du PFOA et du PFOS (2023)
- EFSA, PFAS dans les aliments : évaluation des risques et dose hebdomadaire tolérable (2020)
- EFSA, abaissement de la dose de référence pour le TFA (juillet 2026)
- US EPA, Reducing PFAS in Drinking Water with Treatment Technologies
- Scheurer et al., « Small, mobile, persistent: TFA in the water cycle », Water Research (2017)
- US EPA, Reducing PFAS in Your Drinking Water with a Home Filter
- Santé Canada, Parlons d'eau : les PFAS dans l'eau potable
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- CGEDD, Plomb et qualité de l'eau potable (février 2013)
- SSIGE (Société suisse de l'industrie du gaz et des eaux), FAQ eau potable
- Sénat, rapport « Qualité de l'eau et assainissement en France », annexe sur l'arsenic (2003)
- OFEV, Éléments traces dans les eaux souterraines (octobre 2025)
- Santé Canada, Eau potable : qu'en est-il du plomb ?
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- aqueduc.info, « Trop d'arsenic dans l'eau : en Valais des communes cherchent encore la parade » (2019)
- Directive (UE) 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (EUR-Lex)
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- Santé publique France, gastro-entérites aiguës
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- ANSES, campagne nationale d'occurrence des résidus de médicaments dans les eaux (2011)
- OFEV, Médicaments dans les eaux souterraines
- OMS, Pharmaceuticals in drinking-water (2012) et fiche d'information associée
- OFEV, Révision de la loi sur la protection des eaux (micropolluants)
- Aqua & Gas, « Élimination des micropolluants dans des STEP supplémentaires » (janvier 2026)
- Directive (UE) 2024/3019 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires
- ANSES, évaluation des risques sanitaires : carbamazépine et danofloxacine (2013)
- ANSES, avis relatif au kétoprofène et à l'ibuprofène dans l'eau (2015)
- OFEV, Micropolluants dans les cours d'eau
- Eawag, « Comment les facteurs de résistance se faufilent à travers les STEP » (2018)
- Radjenović et al., rétention des médicaments par nanofiltration et osmose inverse en usine, Water Research (2008)
- Cyclamed, collecte des médicaments non utilisés en pharmacie
- FRC, « Médicaments périmés : pas forcément à la pharmacie » (2023)
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