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Qualité de l’eau

Les 8 polluants de l’eau du robinet : nature, sources, risques et solutions

PFAS, métaux lourds, calcaire, bactéries, perturbateurs endocriniens, pesticides, virus, résidus de médicaments. Pour chacun : ce que c’est, comment il arrive dans l’eau, ce qu’on en trouve vraiment en France et en Suisse, ce que dit la loi et ce qui protège efficacement.

Publié le 27 septembre 2026 · 15 minutes de lecture · 115 sources citées

L’essentiel en 30 secondes

En France comme en Suisse, l’eau du robinet est l’un des aliments les plus contrôlés. En 2022, 98,2 % des Français ont reçu une eau conforme en permanence aux limites microbiologiques1. En Suisse, les maladies liées à l’eau potable sont jugées « extrêmement rares »2.

Mais « conforme » ne veut pas dire « sans rien ». En 2024, seuls 71,5 % des Français ont reçu en permanence une eau conforme pour les pesticides et leurs métabolites3. Le TFA, un PFAS à chaîne ultra-courte, est présent dans 92 % des échantillons en France4 et dans 99 % en Suisse5. Et les normes évoluent vite.

Voici, pour chacun des 8 polluants, ce que disent vraiment les autorités sanitaires : sans alarmisme, et sources à l’appui.

PFAS : les « polluants éternels »

Nature

Composés chimiques fluorés de synthèse, presque indestructibles.

Sources

Industrie, mousses anti-incendie, produits du quotidien ; pesticides et gaz réfrigérants pour le TFA.

Risque

PFOA cancérogène (CIRC) ; baisse de la réponse aux vaccins (EFSA).

Ce qui marche

Osmose inverse (plus de 90 % selon l’US EPA). L’ébullition ne sert à rien.

Qu’est-ce que c’est ?

Les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées) sont des molécules de synthèse qui repoussent l’eau et les graisses. Leur liaison carbone-fluor, l’une des plus solides de la chimie, les rend quasi indestructibles, d’où leur surnom de « polluants éternels »6. La famille compte plus de 4 000 composés6 ; la proposition de restriction européenne en vise environ 10 0007.

Les plus étudiés sont le PFOA et le PFOS. Le plus répandu est le TFA (acide trifluoroacétique), un PFAS à chaîne ultra-courte qui ne figure pas dans la liste réglementaire des 20 PFAS8.

D’où viennent-ils ?

  • Produits du quotidien : emballages alimentaires, ustensiles antiadhésifs, textiles imperméables, farts de ski, mousses anti-incendie6.
  • Rejets : sites industriels, eaux usées domestiques, aéroports et terrains d’entraînement des pompiers9.
  • Pour le TFA : en Suisse, 26 substances actives de produits phytosanitaires en sont des précurseurs (plus de 30 tonnes utilisées en 2023). Des gaz réfrigérants retombent aussi avec la pluie10.

Les stations d’épuration ne retiennent pas les PFAS : ils passent dans les rivières puis s’infiltrent vers les nappes11. En Suisse, des mousses anti-incendie ont été utilisées dans presque tous les bassins où la somme des PFAS dépasse 0,1 µg/L11.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

  • France : la campagne nationale de l’ANSES (publiée en décembre 2025) a analysé plus de 600 échantillons d’eau distribuée. Le TFA est présent dans 92 % d’entre eux, avec une médiane de 0,78 µg/L. Seule une faible proportion dépasse 0,1 µg/L pour la somme des 20 PFAS réglementés4.
  • Suisse : sur 564 échantillons d’eau potable analysés en 2023 par les chimistes cantonaux, 54 % ne contenaient aucun des 20 PFAS recherchés. 0,9 % dépassaient la valeur européenne de 0,1 µg/L, tout en restant conformes au droit suisse. Le TFA était présent dans 99 % des échantillons (0,77 µg/L en moyenne)5.

Que dit la réglementation ?

ParamètreUE et FranceSuisse
Somme de 20 PFAS0,1 µg/L (obligatoire depuis janvier 2026)En consultation (alignement sur l’UE)
PFOS / PFHxS / PFOAInclus dans la somme0,3 / 0,3 / 0,5 µg/L
TFAPas de limite ; France : valeur indicative provisoire de 60 µg/L, objectif sous 10 µg/LPas de limite

Sources : directive (UE) 2020/2184 et lignes directrices de la Commission12, ARS13, instruction DGS 20258, OSAV14, consultation fédérale du 27 mai au 18 septembre 202615.

Quels risques pour la santé ?

  • Établi : en 2023, le CIRC a classé le PFOA « cancérogène pour l’homme » (groupe 1) et le PFOS « peut-être cancérogène » (groupe 2B)16.
  • Établi : l’EFSA a fixé une dose hebdomadaire tolérable de 4,4 ng/kg de poids corporel pour quatre PFAS, sur la base d’une baisse de la réponse immunitaire aux vaccins. Une partie de la population européenne la dépasse17.
  • Effets jugés suffisamment démontrés : baisse de la réponse vaccinale, perturbation du cholestérol, baisse du poids de naissance, risque accru de cancer du rein6.
  • En cours d’évaluation : en juillet 2026, l’EFSA a abaissé la dose journalière admissible du TFA à 0,014 mg/kg de poids corporel, en raison d’effets sur la thyroïde observés chez l’animal18.

À savoir : l’alimentation reste une voie d’exposition majeure ; l’eau n’en est qu’une parmi d’autres6.

Comment s’en protéger ?

  • Osmose inverse : selon l’US EPA, elle est « généralement efficace à plus de 90 % » sur un large éventail de PFAS, y compris à chaîne courte19. Elle retient aussi le TFA, contrairement au charbon actif20.
  • Charbon actif : efficace un temps, puis il se sature : les filtres doivent être changés selon le calendrier du fabricant1921.
  • Ébullition : inutile. « Il n’est pas possible d’enlever les PFAS de l’eau potable en la faisant bouillir »22.

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Métaux lourds : plomb, arsenic, cadmium, uranium…

Nature

Métaux et métalloïdes toxiques à l’état de traces (µg/L).

Sources

Vieilles canalisations et robinetterie (plomb) ; roches naturelles (arsenic, uranium).

Risque

Plomb : aucun seuil sûr (OMS). Arsenic : cancérogène avéré (CIRC).

Ce qui marche

Osmose inverse (souvent plus de 99 % dans une étude de l’US EPA) ; laisser couler l’eau et boire froid.

Qu’est-ce que c’est ?

« Métaux lourds » est un terme d’usage, pas une catégorie réglementaire. On y range le plomb, le cadmium, le mercure, le nickel, le chrome, l’uranium et un métalloïde, l’arsenic. Tous sont toxiques même à très faible dose. Ils se mesurent en microgrammes par litre (µg/L), c’est-à-dire en millionièmes de gramme par litre.

D’où viennent-ils ?

  • Plomb : canalisations, soudures et raccords anciens23. En France, les canalisations en plomb n’ont été interdites qu’en 1995 ; les bâtiments d’avant 1949 sont les plus exposés24. En Suisse, le plomb est interdit dans les conduites depuis 1904, mais la robinetterie en laiton peut en contenir d’infimes quantités25.
  • Arsenic : surtout d’origine géologique. En France, il vient des roches de socle et volcaniques du Massif central et des Vosges26. En Suisse, il vient des roches cristallines des Alpes ; les Grisons, le Tessin et le Valais sont les plus concernés2725.
  • Uranium : naturel, dans les roches des Alpes et de la haute vallée du Rhône27.

Le relargage de métaux par la plomberie augmente quand l’eau stagne, quand elle est chaude28 ou quand elle est très douce et non stabilisée, donc corrosive29. En camping-car, cela concerne la cuve, le circuit et la robinetterie.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

  • France : en 2012, environ 7,5 millions de logements avaient encore des canalisations en plomb24. Il n’existe pas de décompte national officiel plus récent. Pour l’arsenic, 0,96 % de la population recevait une eau à plus de 10 µg/L (données 2005)30.
  • Suisse : la valeur maximale pour l’arsenic est passée de 50 à 10 µg/L en 201425. En Valais, en 2019, une vingtaine des quelque 1 000 réseaux la dépassaient encore31. Dans les nappes phréatiques (mesures 2018), aucune station ne dépassait 10 µg/L de plomb ni 30 µg/L d’uranium27.

Que dit la réglementation ?

MétalUE et FranceSuisse (OPBD 2026)
Plomb10 µg/L, abaissée à 5 µg/L d’ici 20365 µg/L (5 à 10 µg/L tolérés jusqu’en 2036)
Arsenic10 µg/L10 µg/L
Cadmium5 µg/L3 µg/L
Nickel20 µg/L20 µg/L
Mercure1 µg/L1 µg/L
Uranium30 µg/L30 µg/L

Sources : directive (UE) 2020/218432, arrêté du 11 janvier 2007 modifié33, OPBD34.

Quels risques pour la santé ?

  • Plomb : pour l’OMS, aucune concentration de plomb dans le sang n’est connue comme sans danger. Une plombémie de 3,5 µg/dL peut déjà être associée à une baisse de l’intelligence chez l’enfant23.
  • Arsenic : cancérogène avéré (CIRC, groupe 1), y compris dans l’eau de boisson35. Une exposition prolongée provoque aussi des lésions de la peau et est associée aux maladies cardiovasculaires et au diabète36.
  • Cadmium, chrome VI et composés du nickel : également classés cancérogènes (groupe 1)35.
  • Uranium : aux concentrations naturelles, c’est sa toxicité chimique pour les reins qui compte, pas sa radioactivité37.

Comment s’en protéger ?

  • Osmose inverse : elle élimine le plomb, le cuivre et le chrome, et réduit l’arsenic (CDC)38. Dans une étude de chercheurs de l’US EPA sur 9 osmoseurs domestiques, l’arsenic, l’uranium et l’antimoine étaient retenus le plus souvent à plus de 99 %39.
  • Laisser couler l’eau une à deux minutes après une stagnation, et utiliser uniquement l’eau froide pour boire et cuisiner4028.
  • Ébullition : inutile, voire contre-productive. Faire bouillir l’eau n’élimine pas le plomb41 et peut même en augmenter la concentration42.
  • Pour comparer les appareils, vérifiez la certification NSF/ANSI 58 contaminant par contaminant : la réduction des métaux y est une allégation optionnelle43.

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Calcaire : gênant, mais pas dangereux

Nature

Calcium et magnésium dissous : c’est la « dureté » de l’eau.

Sources

Roches calcaires et craie traversées par l’eau.

Risque

Aucun risque sanitaire démontré ; tartre dans les appareils.

Ce qui marche

Osmose inverse ou adoucisseur, pour le confort, pas pour la santé.

Le calcaire n’est pas un polluant au sens sanitaire

L’OMS ne fixe aucune valeur guide pour la dureté29. La SSIGE va plus loin : la dureté « ne nuit pas à la qualité de l’eau, bien au contraire : elle en améliore même le goût »44. S’il figure dans cette liste, c’est pour ses effets pratiques : tartre, goût, appareils.

Qu’est-ce que c’est ?

La dureté mesure la quantité de calcium et de magnésium dissous dans l’eau25. En France et en Suisse, on l’exprime en degrés français (°f). La SSIGE classe les eaux ainsi44 :

Dureté (°f)Classe
0 à 7très douce
7 à 15douce
15 à 25moyennement dure
25 à 32assez dure
32 à 42dure
plus de 42très dure

D’où vient-il ?

L’eau se charge en calcium et en magnésium en traversant les roches sédimentaires, surtout le calcaire et la craie29. À l’inverse, sur les sols granitiques comme en Bretagne, les eaux sont douces45. Le calcaire se dépose quand l’eau est chauffée ou s’évapore44.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

  • France : en 2013, 23 % de la population française recevait une eau à plus de 30 °f45. Dans le nord-ouest de Paris, l’eau affiche environ 29 °f en moyenne (2021)46.
  • Suisse : l’échelle va de 0 à environ 50 °f25. À Genève, l’eau du lac titre de 12,8 à 13,9 °f, l’eau de nappe de 19,3 à 21,2 °f (2025)47.

En camping-car, la dureté change donc d’un plein à l’autre, et le tartre s’accumule surtout dans le chauffe-eau.

Que dit la réglementation ?

Aucune limite de dureté, ni dans l’UE, ni en France, ni en Suisse. La France demande seulement que l’eau soit « à l’équilibre calcocarbonique ou légèrement incrustante », c’est-à-dire ni agressive pour les canalisations, ni trop entartrante33. L’OPBD suisse ne fixe aucune valeur34. La directive européenne rappelle en revanche qu’une eau trop déminéralisée, consommée durablement, peut nuire à la santé32.

Quels risques pour la santé ?

Aucun risque démontré. L’eau n’apporte d’ailleurs que 5 à 20 % du calcium et du magnésium que nous consommons ; l’essentiel vient de l’alimentation29. Les inconvénients sont pratiques : davantage de savon, dépôts dans les appareils qui chauffent l’eau29.

Comment le réduire ?

  • Adoucisseur : il remplace le calcium et le magnésium par du sodium. La SSIGE recommande de ne pas adoucir une eau de moins de 30 °f et de garder au moins 12 à 15 °f44.
  • Osmose inverse : elle réduit le calcium et le magnésium38. Selon l’OMS, elle retire « pratiquement tous les minéraux » ; il faut donc envisager une reminéralisation29. C’est le rôle du 4e étage de filtration d’EASY 1, qui reminéralise légèrement l’eau.

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Bactéries : E. coli, entérocoques, légionelles…

Nature

Organismes microscopiques d’environ 1 µm, capables de se multiplier dans l’eau.

Sources

Contamination fécale, eaux usées, fortes pluies, eau qui stagne.

Risque

Gastro-entérites ; légionellose, mais par inhalation, pas en buvant.

Ce qui marche

Ébullition, désinfection. L’osmose inverse est une barrière physique, sur une eau déjà potable.

Qu’est-ce que c’est ?

Les bactéries sont des organismes unicellulaires. Contrairement aux virus, elles peuvent se multiplier dans l’eau tiède ou stagnante et dans le biofilm qui tapisse les tuyaux48. Une bactérie intestinale comme E. coli mesure environ 0,5 × 2 à 8 µm49. On distingue50 :

  • les indicateurs, E. coli et entérocoques : leur présence signale une contamination fécale, donc la présence possible de germes pathogènes ;
  • les pathogènes : E. coli entérohémorragiques, Campylobacter, et des bactéries qui prolifèrent dans les installations, comme Legionella48.

D’où viennent-elles ?

En Suisse, la contamination fécale (eaux usées, lisier) est la cause de problème de qualité la plus fréquente25. En France, sur 145 épidémies d’origine hydrique recensées entre 2010 et 2022, 15 % ont suivi de fortes pluies. Les défaillances en cause concernaient la protection de la ressource (31 %), le traitement (20 %) et la distribution (35 %)51. Deux exemples :

  • à Rousset (Bouches-du-Rhône), en avril 2026, une panne de chloration a provoqué une épidémie de gastro-entérites (895 malades)52 ;
  • au Locle (Neuchâtel), en juillet 2015, un orage a fait entrer des eaux usées dans un réservoir d’eau traitée53.

Legionella se multiplie entre 25 et 50 °C48 : chauffe-eau, douches, eau qui stagne au soleil dans une cuve.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

  • France : en 2022, 98,2 % de la population a reçu une eau conforme en permanence aux limites microbiologiques1.
  • Suisse : environ 80 % de l’eau vient des nappes souterraines, et 40 % de l’eau de source ou souterraine est distribuée sans traitement25. Les maladies liées à l’eau potable y sont « extrêmement rares »2.

Que dit la réglementation ?

ParamètreUE et FranceSuisse
E. coli0 dans 100 mLnon décelable dans 100 mL
Entérocoques0 dans 100 mLnon décelable dans 100 mL
Legionellamoins de 1 000 UFC/L (installations intérieures)1 000/L au maximum (douches accessibles au public)

Sources : directive (UE) 2020/2184, annexe I54, arrêté français modifié55, OPBD34.

Quels risques pour la santé ?

  • Gastro-entérites : une centaine de bactéries E. coli entérohémorragiques suffisent à rendre malade ; 2 à 7 % des cas évoluent vers une atteinte rénale grave, surtout chez les moins de 5 ans48.
  • Légionellose : elle s’attrape en respirant des gouttelettes d’eau contaminée (douche), pas en la buvant56. En 2024, la France a recensé 1 939 cas, avec 9 % de décès57 ; la Suisse en a compté 529 en 202558.

Comment s’en protéger ?

  • Ébullition : porter l’eau à gros bouillons suffit (OMS)59, au moins une minute selon le CDC49.
  • Osmose inverse : la membrane est une barrière physique très efficace, de 99,9 % à 99,9999 % selon l’OMS, à condition que la membrane et les joints soient intacts60. Mais un osmoseur n’est pas un appareil de désinfection homologué : la norme NSF/ANSI 58 ne couvre pas les microbes61, et les fabricants déconseillent de l’utiliser sur une eau microbiologiquement douteuse sans désinfection préalable62. Il s’utilise donc sur l’eau du réseau ou d’une borne d’eau potable.
  • En camping-car : renouveler l’eau de la cuve au moins tous les 3 jours63 ; contre les légionelles, eau chaude à 60 °C en sortie de chauffe-eau et eau froide sous 25 °C56. Tous les bons gestes sont détaillés dans notre article sur l’eau du réservoir.

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Perturbateurs endocriniens : bisphénol A, nonylphénol, hormones

Nature

Substances qui dérèglent le système hormonal.

Sources

Plastiques, résines, détergents, cosmétiques, hormones excrétées.

Risque

BPA toxique pour la reproduction ; effets suspectés sur la fertilité et le métabolisme.

Ce qui marche

Osmose inverse et charbon actif. L’ébullition est inefficace.

Qu’est-ce que c’est ?

Selon l’OMS, un perturbateur endocrinien est « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien et induisant de ce fait des effets nocifs sur la santé »6465. Exemples : le bisphénol A (BPA), le nonylphénol, certains phtalates, les hormones naturelles ou de synthèse (celle de la pilule contraceptive), certains pesticides66.

D’où viennent-ils ?

  • Produits du quotidien : plastiques, détergents, cosmétiques, aliments transformés65.
  • BPA : résines époxy qui revêtent l’intérieur de contenants métalliques et servent à réhabiliter les canalisations d’eau ; sa migration augmente avec la chaleur67.
  • Hormones : excrétion humaine et effluents d’élevage66.

Les stations d’épuration classiques sont « largement impuissantes face aux micropolluants organiques tels que les hormones, les médicaments ou les biocides » (Eawag)68. Ces substances rejoignent les rivières, puis les nappes. En Suisse, un tiers des eaux souterraines est alimenté par l’infiltration d’eau de rivière69.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

En France, la campagne nationale de l’ANSES (prélèvements de 2011-2012) a trouvé des alkylphénols ou des bisphénols quantifiables dans 3 % des eaux traitées, contre 18 % des eaux brutes. Le maximum mesuré était de 505 ng/L de 4-nonylphénol67. En Suisse, aucune campagne nationale n’a été publiée sur l’eau du robinet.

Que dit la réglementation ?

  • BPA : 2,5 µg/L, dans l’UE et en France depuis le 12 janvier 202670, en Suisse depuis le 1er février 202471.
  • Liste de vigilance européenne : 17-bêta-œstradiol (1 ng/L) et nonylphénol (300 ng/L)72, reprise en France sous forme de valeurs de vigilance55.

Quels risques pour la santé ?

  • Établi : le BPA est classé toxique pour la reproduction dans l’UE, et reconnu perturbateur endocrinien par l’ECHA depuis 201773. En 2023, l’EFSA a abaissé sa dose journalière tolérable d’environ 20 000 fois (0,2 ng/kg de poids corporel par jour), et conclu qu’une grande partie des consommateurs la dépasse par leur alimentation74.
  • Suspecté : de nombreuses études décrivent des troubles de la fertilité et des cancers hormono-dépendants ; des effets neurologiques, métaboliques et immunitaires « peuvent être associés »65. Le lien de causalité reste difficile à établir64.
  • Environnement : l’hormone de la pilule agit sur les poissons dès moins de 1 ng/L66 ; dans un lac expérimental, une population entière s’est presque éteinte75.

Comment s’en protéger ?

  • Osmose inverse : reconnue efficace sur les composés organiques de synthèse (US EPA)76. La norme NSF/ANSI 401 certifie la réduction du BPA, de l’estrone et du nonylphénol77.
  • Charbon actif : efficace, mais il se sature et doit être remplacé19.
  • Ébullition : inefficace contre les produits chimiques78.

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Pesticides et leurs métabolites

Nature

Herbicides, fongicides, insecticides et leurs produits de dégradation.

Sources

Agriculture intensive (pollution diffuse des sols et des nappes).

Risque

Surtout documenté pour les expositions professionnelles ; la limite de 0,1 µg/L n’est pas un seuil sanitaire.

Ce qui marche

Osmose inverse (80 à 100 % selon les familles, US EPA) et charbon actif.

Qu’est-ce que c’est ?

Les pesticides sont des substances destinées à éliminer des organismes indésirables : herbicides, fongicides, insecticides79. En se dégradant, ils forment des métabolites. Ceux-ci sont dits « pertinents » s’ils gardent des propriétés comparables à la molécule d’origine, « non pertinents » sinon80.

Exemples : le glyphosate, l’atrazine (interdite dans l’UE depuis 2004) et le chlorothalonil, un fongicide retiré du marché dans l’UE81 et en Suisse82 fin 2019. Ses métabolites, comme le R471811, persisteront dans les nappes « pendant des années encore »83.

D’où viennent-ils ?

Essentiellement de l’agriculture, surtout des grandes cultures : ils ruissellent vers les rivières et s’infiltrent vers les nappes, où les métabolites peuvent persister longtemps79. En Suisse, les régions du Plateau vouées à l’agriculture intensive sont les plus touchées83.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

  • France : la part de la population alimentée en permanence par une eau conforme pour les pesticides est passée de 91,9 % en 2019 à 74,7 % en 202384, puis 71,5 % en 20243. Cette baisse s’explique en partie par la recherche de nouvelles molécules, dont le R47181184.
  • Suisse : dans les eaux souterraines (2024), des métabolites dépassent 0,1 µg/L à environ 60 % des stations du Plateau et à un tiers des stations du pays85. Au printemps 2020, environ un million de consommateurs étaient touchés par des dépassements86.

Que dit la réglementation ?

  • 0,1 µg/L par substance ou métabolite pertinent, 0,5 µg/L au total, dans l’UE, en France et en Suisse7987.
  • Ce seuil n’est pas sanitaire : il vise à protéger la ressource en eau80. La France applique une valeur indicative de 0,9 µg/L aux métabolites non pertinents88.
  • Un même métabolite, deux règles : le R471811 est jugé « non pertinent » en France depuis 2024 (0,9 µg/L)89 ; en Suisse, tous les métabolites du chlorothalonil sont « pertinents » (0,1 µg/L)90.

Quels risques pour la santé ?

  • Glyphosate : classé « probablement cancérogène » par le CIRC en 201591, alors que l’EFSA n’a relevé aucun « domaine critique de préoccupation » en 202392.
  • Expositions professionnelles : l’Inserm retient une présomption forte de lien avec certains lymphomes, la maladie de Parkinson ou le cancer de la prostate. Ces conclusions portent sur les agriculteurs et les riverains, pas sur les traces dans l’eau de boisson93.
  • En cas de dépassement, les autorités suisses jugent que l’eau peut continuer à être bue à court terme90.

Comment s’en protéger ?

  • Osmose inverse : selon l’US EPA, les membranes composites retiennent 80 à 100 % des triazines et 98,5 à 100 % des acétanilides et organophosphorés94. En usine, les membranes retiennent 90 à 95 % du R47181195.
  • Charbon actif en grains : de 47 à 98 % selon les familles de pesticides94.
  • Ébullition : inefficace contre les produits chimiques96.

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Virus : norovirus, rotavirus, hépatite A

Nature

Agents infectieux de 20 à 100 nanomètres, qui ne se multiplient pas dans l’eau mais y survivent.

Sources

Matières fécales humaines, eaux usées, fosses septiques.

Risque

Gastro-entérites, hépatite A.

Ce qui marche

Ébullition, UV, chlore. L’osmose inverse est une barrière physique, sur une eau déjà potable.

Qu’est-ce que c’est ?

Les virus ne se répliquent que dans une cellule hôte : ils ne se multiplient pas dans l’eau, mais ils y persistent97. Ils sont 10 à 50 fois plus petits que les bactéries97 :

VirusTaille
Norovirus35 à 40 nm
Hépatite A27 à 32 nm
Rotavirusenviron 70 nm
Adénovirus70 à 100 nm
Entérovirus20 à 30 nm

D’où viennent-ils ?

Des matières fécales humaines : effluents de stations d’épuration, fuites d’égouts, fosses septiques. Dans une nappe, un virus peut survivre un à deux ans, et la pluie peut le remettre en mouvement97. L’épidémie de Rousset en 2026 était due au norovirus et au rotavirus52. En France, le norovirus, le rotavirus et le virus de l’hépatite E figurent parmi les agents des épidémies hydriques de 2010 à 202251.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

On ne le sait pas en routine : les virus ne sont pas recherchés lors des contrôles. La surveillance repose sur les indicateurs bactériens (E. coli, entérocoques), avec une limite reconnue : leur absence ne garantit pas l’absence de virus5097.

Que dit la réglementation ?

Il n’existe aucune valeur limite pour les virus, ni dans l’UE, ni en France, ni en Suisse. L’Union européenne mise sur l’évaluation des risques : zones de captage au plus tard le 12 juillet 2027, réseaux et installations intérieures au plus tard le 12 janvier 202998.

Quels risques pour la santé ?

  • Gastro-entérites : on estime à plus de 21 millions par an les épisodes de gastro-entérite virale en France, toutes voies de contamination confondues (aliments, contacts, eau)99. Selon une estimation, une vingtaine de particules de norovirus suffisent à infecter97.
  • Hépatite A : en Suisse, jusqu’à 100 cas par an, surtout contractés en voyage ; un vaccin existe100.
  • Hépatite E : en Europe, elle se transmet surtout par la viande de porc ou de gibier mal cuite, plus rarement par l’eau101.

Comment s’en protéger ?

  • Ébullition : porter l’eau à gros bouillons suffit (OMS)59. Le chlore et les UV sont également efficaces4961.
  • Osmose inverse : l’OMS lui attribue une réduction de 99,9 % à 99,9999 % des virus pour les technologies domestiques60. Mais, faute de test capable de détecter une fuite de la taille d’un virus, certaines autorités n’accordent aucun crédit de désinfection aux membranes102. Conclusion : une excellente barrière supplémentaire, sur une eau déjà potable.
  • En camping-car : les virus ne se multiplient pas dans la cuve ; le risque vient de l’eau de remplissage. Remplissez aux points d’eau potable et renouvelez l’eau régulièrement63.

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Résidus médicamenteux : des traces, mais partout

Nature

Traces de médicaments et de leurs métabolites, en nanogrammes par litre.

Sources

Excrétion humaine et animale, médicaments jetés, stations d’épuration.

Risque

Pour la santé : jugé très improbable (OMS) ; effets « cocktail » mal connus.

Ce qui marche

Osmose inverse (plus de 85 % pour la plupart des molécules), charbon actif ; rapporter ses médicaments en pharmacie.

Qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des principes actifs de médicaments et leurs produits de dégradation, présents à l’état de traces. Les plus fréquents dans l’eau sont des antiépileptiques (carbamazépine), des anxiolytiques (oxazépam), des anti-inflammatoires (ibuprofène, diclofénac), des antibiotiques et des produits de contraste iodés103104.

D’où viennent-ils ?

Surtout de l’excrétion humaine, mais aussi des médicaments jetés dans les toilettes et du ruissellement des fumiers d’élevage105. Les stations d’épuration classiques les éliminent mal68. Les zones les plus touchées sont les nappes alimentées par des rivières chargées en eaux usées104.

Combien y en a-t-il dans l’eau du robinet ?

  • France : lors de la campagne nationale de l’ANSES (2009-2010), 75 % des eaux traitées ne contenaient aucune molécule quantifiable. Plus de 90 % présentaient une concentration cumulée inférieure à 25 ng/L, et le maximum atteignait 131 ng/L103.
  • Suisse : des médicaments sont détectés dans environ 15 % des stations de mesure des eaux souterraines, le plus souvent sous 0,1 µg/L104.
  • Selon l’OMS, l’eau traitée en contient généralement moins de 50 ng/L105.

Que dit la réglementation ?

Il n’existe aucune valeur limite propre aux médicaments dans l’eau potable. L’UE les surveille par une liste de vigilance des « composés émergents »32. L’effort porte sur les eaux usées :

  • Suisse : près de 140 stations d’épuration doivent être équipées d’un traitement supplémentaire d’ici 2040106, avec un objectif d’élimination de 80 % des substances indicatrices107.
  • Union européenne : la directive 2024/3019 impose un traitement « quaternaire » aux grandes stations d’ici 2045, financé à 80 % par les fabricants de médicaments et de cosmétiques108.

Quels risques pour la santé ?

  • Santé humaine : pour l’OMS, un risque appréciable est « très improbable ». Les concentrations mesurées sont typiquement plus de 1 000 fois inférieures à la plus petite dose thérapeutique105. L’ANSES juge le risque négligeable pour la carbamazépine, l’ibuprofène et le kétoprofène, tout en signalant des inconnues sur les mélanges à faibles doses109110.
  • Environnement : toxicité avérée pour certains organismes aquatiques111. Les stations d’épuration éliminent plus de 95 % des bactéries fécales mais seulement environ 70 % des gènes de résistance aux antibiotiques112.

Comment s’en protéger ?

  • Osmose inverse : elle élimine plus de 99 % des grosses molécules pharmaceutiques (OMS)105. Dans une usine étudiée, nanofiltration et osmose inverse retenaient plus de 85 % de presque toutes les molécules. Quelques petites molécules passent davantage, comme le paracétamol (45 à 73 %)113.
  • Charbon actif : efficace ; la norme NSF/ANSI 401 couvre notamment la carbamazépine et l’ibuprofène77.
  • Ébullition : inefficace78.
  • Geste citoyen : ne jetez jamais vos médicaments dans les toilettes. En France, rapportez-les en pharmacie114. En Suisse, selon les cantons, en pharmacie ou dans un point de collecte des déchets spéciaux115.

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Récapitulatif : limites légales et solutions

Limites légales et efficacité des solutions pour les 8 polluants
PolluantLimite UE et FranceLimite SuisseFaire bouillirOsmose inverse
PFAS0,1 µg/L (20 PFAS)Par substance ; alignement UE en coursInefficacePlus de 90 %
Métaux lourdsPlomb 10 → 5 µg/L, arsenic 10 µg/LPlomb 5 µg/L, arsenic 10 µg/LInefficace, concentreSouvent plus de 99 % (arsenic, uranium)
CalcaireAucune limiteAucune limiteDépose du tartreRéduit, puis reminéraliser
Bactéries0 dans 100 mLNon décelable dans 100 mLEfficaceBarrière physique, sur eau potable
Perturbateurs endocriniensBPA 2,5 µg/LBPA 2,5 µg/LInefficaceEfficace
Pesticides0,1 µg/L par substance0,1 µg/L par substanceInefficace80 à 100 %
VirusPas de valeur (indicateurs)Pas de valeur (indicateurs)EfficaceBarrière physique, sur eau potable
Résidus médicamenteuxPas de valeurPas de valeurInefficacePlus de 85 % pour la plupart

Pourcentages : réductions documentées pour la technologie par l’US EPA, l’OMS ou des études publiées (voir chaque fiche), pas pour un appareil précis.

EASY 1 by WOT

Et EASY 1, dans tout ça ?

EASY 1 réunit deux des technologies citées tout au long de cet article : un pré-filtre au charbon actif de noix de coco et une membrane d’osmose inverse d’une porosité de 0,0001 µm, suivis d’un média qui reminéralise légèrement l’eau.

  • Sans réservoir : l’eau est purifiée au moment où vous la tirez ; elle ne stagne jamais après filtration.
  • Pour une eau déjà potable (réseau, bornes d’eau potable) : c’est une barrière supplémentaire, pas un appareil de désinfection.
  • Afficheur TDS : il indique en temps réel le taux de solides dissous. Il ne mesure ni les bactéries ni les PFAS.
  • Filtres à changer à temps (pré-filtre tous les 8 à 12 mois, membrane tous les 12 à 24 mois) : c’est la condition de leur efficacité.

Les pourcentages de cet article décrivent les technologies (osmose inverse, charbon actif) telles que mesurées par les autorités et les chercheurs cités. Ce ne sont pas des résultats d’essai propres à un appareil.

Découvrir EASY 1

Le purificateur EASY 1 installé sous l’évier d’un camping-car

Questions fréquentes

L’eau du robinet est-elle potable en France et en Suisse ?

Oui, dans l’immense majorité des cas : c’est l’un des aliments les plus contrôlés. En 2022, 98,2 % des Français ont reçu une eau conforme en permanence aux limites microbiologiques1, et les maladies liées à l’eau sont jugées extrêmement rares en Suisse2. Les dépassements concernent surtout des métabolites de pesticides3 et, localement, des PFAS ou de l’arsenic.

Faire bouillir l’eau suffit-il ?

Contre les bactéries et les virus, oui59. Contre les polluants chimiques (PFAS, plomb, pesticides, médicaments), non : l’ébullition ne les élimine pas2241 et peut même concentrer les métaux42.

Comment connaître la qualité de l’eau de ma commune ?

En France, les résultats du contrôle sanitaire de chaque commune sont publics : l’ARS les publie, et une synthèse annuelle est jointe à la facture d’eau. En Suisse, le distributeur d’eau doit informer ses clients sur la qualité de l’eau au moins une fois par an34.

Une eau osmosée est-elle trop pauvre en minéraux ?

L’osmose inverse retire presque tous les minéraux, et l’OMS recommande d’envisager une reminéralisation29. Cela dit, l’eau n’apporte que 5 à 20 % du calcium et du magnésium que nous consommons29. EASY 1 reminéralise légèrement l’eau à son 4e étage de filtration.

Qu’est-ce que le TFA dont on parle tant ?

L’acide trifluoroacétique est un PFAS à chaîne ultra-courte, issu notamment de la dégradation de pesticides et de gaz réfrigérants10. Il est présent dans plus de 9 échantillons d’eau potable sur 10 en France et en Suisse45. Il n’a pas encore de limite réglementaire ; le charbon actif ne le retient pas, l’osmose inverse oui20.

Un osmoseur suffit-il pour boire l’eau d’une source ou d’une rivière ?

Non. Un osmoseur domestique n’est pas un appareil de désinfection homologué, et les fabricants déconseillent de l’utiliser sur une eau microbiologiquement douteuse sans désinfection préalable62. Pour une eau d’origine inconnue, faites-la bouillir59. EASY 1 est conçu pour l’eau du réseau et des bornes d’eau potable.

Sources

Toutes les sources ont été consultées le 27 septembre 2026.

  1. France Assos Santé, « Quelle eau buvons-nous ? » (bilan 2022, septembre 2024)
  2. OSAV, Mise en œuvre du Protocole Eau et Santé en Suisse 2016-2018
  3. Assemblée nationale, rapport n° 2427 (4 février 2026)
  4. ANSES, PFAS : résultats de la campagne nationale de mesure dans l'eau (décembre 2025)
  5. Association des chimistes cantonaux de Suisse, campagne PFAS dans l'eau potable (octobre 2023)
  6. ARS Auvergne-Rhône-Alpes, « PFAS, ce qu'il faut savoir » (mise à jour avril 2026)
  7. ECHA, proposition de restriction universelle des PFAS (2023)
  8. Instruction DGS/EA4/2025/22 du 19 février 2025 relative aux PFAS et au TFA (copie ANSES)
  9. Ministère de la Transition écologique, PFAS : surveillance de l'état des eaux
  10. OFEV, Le TFA dans les eaux souterraines
  11. OFEV, PFAS dans les eaux souterraines
  12. Commission européenne, communication C/2024/4910 : lignes directrices techniques sur les PFAS (2024)
  13. ARS Auvergne-Rhône-Alpes, PFAS : surveillance dans l'eau de consommation
  14. OSAV, Substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS)
  15. Confédération, ouverture de la consultation du DFI sur les PFAS (27 mai 2026)
  16. CIRC, évaluation de la cancérogénicité du PFOA et du PFOS (2023)
  17. EFSA, PFAS dans les aliments : évaluation des risques et dose hebdomadaire tolérable (2020)
  18. EFSA, abaissement de la dose de référence pour le TFA (juillet 2026)
  19. US EPA, Reducing PFAS in Drinking Water with Treatment Technologies
  20. Scheurer et al., « Small, mobile, persistent: TFA in the water cycle », Water Research (2017)
  21. US EPA, Reducing PFAS in Your Drinking Water with a Home Filter
  22. Santé Canada, Parlons d'eau : les PFAS dans l'eau potable
  23. OMS, Intoxication au plomb (aide-mémoire)
  24. CGEDD, Plomb et qualité de l'eau potable (février 2013)
  25. SSIGE (Société suisse de l'industrie du gaz et des eaux), FAQ eau potable
  26. Sénat, rapport « Qualité de l'eau et assainissement en France », annexe sur l'arsenic (2003)
  27. OFEV, Éléments traces dans les eaux souterraines (octobre 2025)
  28. Santé Canada, Eau potable : qu'en est-il du plomb ?
  29. OMS, Hardness in Drinking-water, document de référence (2011)
  30. CIRC, cancers attribuables aux substances chimiques de l'environnement en France, dont l'arsenic de l'eau de boisson
  31. aqueduc.info, « Trop d'arsenic dans l'eau : en Valais des communes cherchent encore la parade » (2019)
  32. Directive (UE) 2020/2184 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (EUR-Lex)
  33. Arrêté du 11 janvier 2007 modifié, limites et références de qualité des eaux (AIDA-INERIS)
  34. Ordonnance du DFI sur l'eau potable et l'eau des installations de baignade et de douche (OPBD, RS 817.022.11), état au 1er août 2026 (Fedlex)
  35. CIRC, Monographie vol. 100C : arsenic, métaux, fibres et poussières
  36. OMS, Arsenic (aide-mémoire)
  37. OSAV, Uranium
  38. CDC, About Home Water Treatment Systems (2024)
  39. Chen, Wang, Sorg, Lytle (US EPA), essais de 9 osmoseurs domestiques, Water Research 172 (2020)
  40. Sénat, question écrite sur la suppression des branchements en plomb, réponse du 26 mars 2026
  41. US EPA, Does boiling water remove lead?
  42. Gouvernement du Nouveau-Brunswick, Plomb dans l'eau potable
  43. NSF, NSF/ANSI 58 : systèmes de traitement par osmose inverse
  44. SSIGE, « Dureté de l'eau : à quoi faut-il faire attention ? », information eau potable n° 13
  45. ARS Bretagne, « Soif de santé », bilan de la qualité de l'eau (édition 2017)
  46. ARS Île-de-France, qualité de l'eau distribuée, Paris Nord-Ouest (2021)
  47. SIG Genève, bilan de l'eau potable 2025
  48. OMS, Directives de qualité pour l'eau de boisson, chap. 11 : fiches microbiologiques
  49. CDC Yellow Book, Water Disinfection for Travelers
  50. OMS, Directives de qualité pour l'eau de boisson, chap. 7 : aspects microbiologiques
  51. Santé publique France, BEH n° 15 (2024) : épidémies de gastro-entérites d'origine hydrique 2010-2022
  52. Santé publique France, épidémie de gastro-entérites à Rousset (mai 2026)
  53. RTN, « Le Locle : l'eau potable ne l'était pas » (juillet 2015)
  54. Directive 2020/2184, annexe I : paramètres microbiologiques et Legionella (texte consolidé)
  55. Arrêté du 30 décembre 2022 modifiant l'arrêté du 11 janvier 2007 (AIDA-INERIS)
  56. OFSP, Légionellose (maladie du légionnaire)
  57. Santé publique France, Légionellose : bilan des cas notifiés en 2024
  58. Bulletin OFSP : légionellose en Suisse, bilan 2025
  59. OMS, Boil water, note technique (2015)
  60. OMS, Directives de qualité pour l'eau de boisson, tableau 7.8 : performances des traitements domestiques
  61. NSF, Standards for Water Treatment Systems (NSF/ANSI 55, 58, P231…)
  62. Fiche de performance NSF/ANSI 58 d'un osmoseur (California Water Boards) : avertissement microbiologique
  63. TCS, L'eau potable dans les caravanes et les camping-cars
  64. Swissmedic, fiche « Perturbateurs endocriniens » (juin 2024)
  65. ANSES, « Les perturbateurs endocriniens, un défi scientifique » (2024)
  66. Centre Ecotox, « Peu d'œstrogènes dans les cours d'eau européens » (2019)
  67. ANSES, campagne nationale sur les polluants émergents dans l'eau destinée à la consommation humaine (2018)
  68. Eawag, fiche d'information « Ozonation » des eaux usées
  69. Eawag, « Flüsse sauber halten ist Vorsorge fürs Trinkwasser » (2014)
  70. INERIS, « Le bisphénol A, le nonylphénol et les PFAS font leur entrée dans la directive »
  71. OPBD, modification en vigueur le 1er février 2024 (RO 2023 843, Fedlex)
  72. Décision d'exécution (UE) 2022/679 : liste de vigilance (17-bêta-œstradiol, nonylphénol)
  73. ANSES, le bisphénol A reconnu perturbateur endocrinien par l'ECHA (2017)
  74. EFSA, « Bisphenol A in food is a health risk » (avril 2023)
  75. Kidd et al., « Collapse of a fish population after exposure to a synthetic estrogen », PNAS (2007)
  76. US EPA, Overview of Drinking Water Treatment Technologies
  77. NSF, Emerging Contaminants (NSF/ANSI 401)
  78. CDC, Guidelines for Treating Well Water
  79. ARS Occitanie, Les pesticides (février 2026)
  80. ARS Grand Est, FAQ eaux potables et pesticides (décembre 2024)
  81. Règlement d'exécution (UE) 2019/677 : non-renouvellement du chlorothalonil
  82. OSAV, Chlorothalonil
  83. OFEV, Chlorothalonil dans les eaux souterraines
  84. Eaufrance, population alimentée par une eau conforme au regard des pesticides en 2023
  85. OFEV, Pesticides dans les eaux souterraines (février 2026)
  86. Aqua & Gas (SSIGE), webinaire sur les métabolites du chlorothalonil (juin 2020)
  87. État de Fribourg, Métabolites du chlorothalonil dans l'eau potable
  88. ARS Hauts-de-France, Les métabolites du chlorothalonil
  89. ANSES, avis du 29 avril 2024 sur les métabolites R417888 et R471811 du chlorothalonil
  90. État de Vaud, Métabolites du chlorothalonil dans l'eau potable
  91. CIRC, monographie sur le glyphosate (2015)
  92. EFSA, « Glyphosate: no critical areas of concern » (juillet 2023)
  93. Inserm, Pesticides et santé : nouvelles données (2021)
  94. US EPA, Water Treatment Effects on Pesticide Removal (2001)
  95. The Conversation, « La pollution au chlorothalonil, un défi pour le traitement de l'eau potable » (2024)
  96. CDC, Boil Water Advisory
  97. Santé Canada, Enteric Viruses in Drinking Water (document de consultation, 2017)
  98. Directive 2020/2184, article 7 : évaluation et gestion des risques (calendrier)
  99. Santé publique France, gastro-entérites aiguës
  100. OFSP, Hépatite A
  101. OMS, Hépatite E (aide-mémoire)
  102. Gouvernement de la Colombie-Britannique, attribution des crédits de réduction des pathogènes
  103. ANSES, campagne nationale d'occurrence des résidus de médicaments dans les eaux (2011)
  104. OFEV, Médicaments dans les eaux souterraines
  105. OMS, Pharmaceuticals in drinking-water (2012) et fiche d'information associée
  106. OFEV, Révision de la loi sur la protection des eaux (micropolluants)
  107. Aqua & Gas, « Élimination des micropolluants dans des STEP supplémentaires » (janvier 2026)
  108. Directive (UE) 2024/3019 relative au traitement des eaux urbaines résiduaires
  109. ANSES, évaluation des risques sanitaires : carbamazépine et danofloxacine (2013)
  110. ANSES, avis relatif au kétoprofène et à l'ibuprofène dans l'eau (2015)
  111. OFEV, Micropolluants dans les cours d'eau
  112. Eawag, « Comment les facteurs de résistance se faufilent à travers les STEP » (2018)
  113. Radjenović et al., rétention des médicaments par nanofiltration et osmose inverse en usine, Water Research (2008)
  114. Cyclamed, collecte des médicaments non utilisés en pharmacie
  115. FRC, « Médicaments périmés : pas forcément à la pharmacie » (2023)

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